reCIRCLons !

Utiliser des contenants réutilisables lors d’achats de produits ou plats à l’emporter est un moyen efficace pour réduire en partie nos déchets. reCIRCLE  peut être l’une des solutions. Cette thématique concerne l’un des projets du groupe de travail déchets-vrac.

Vous rendre au marché ou dans votre restaurant à l’emporter préféré avec votre propre récipient, dans votre boulangerie avec votre sac en tissu, est-ce déjà une habitude pour vous ? Ou y avez-vous déjà réfléchi ?

Selon l’organisation OceanCare que cite Le Temps, « une personne domiciliée en Suisse produit en moyenne trois fois plus de déchets plastiques par an qu’une personne vivant dans l’Union européenne ». Les contenants jetables et autres emballages à usage unique liés à la vente à l’emporter en constituent une part non négligeable, encore accrue pendant la pandémie. Raison pour laquelle l’Union européenne a décidé de bannir depuis l’année dernière certains produits en plastique à usage unique ou que la Ville de Genève a fait de même en 2020 pour les activités sur son espace public. Pour ne citer que deux exemples…

L’attitude de la Suisse, mauvaise élève en la matière, nous contraint donc à agir à notre échelle, en tant que consommatrices et consommateurs, afin de réduire la quantité de ces déchets produits pour ne servir qu’une ou trop peu de fois.

De plus en plus de matériaux alternatifs (en carton ou autres matières végétales) apparaissent sur le marché. Pourtant, ceux-ci sont souvent une fausse bonne idée ! Par exemple, d’après Greenpeace, « ce qui ressemble à du carton est souvent également plastifié » et ne peut donc pas être recyclé. De plus, une plus forte déforestation pourrait être la conséquence d’un usage croissant du carton. Mais pourquoi vouloir utiliser d’autres produits à usage unique (certes, pas en plastique) alors que nous pouvons, la plupart du temps, les remplacer par des objets réutilisables ?

Lors de vos prochaines courses chez votre fromager·ère ou lors de votre prochaine commande chez votre restaurateur·trice, pourquoi ne lui demanderiez-vous pas s’il ou elle accepte de vous servir dans votre propre contenant ou sac en tissu ? C’est le cas de la plupart des commerçants, à Penthalaz aussi. Ou peut-être même qu’il ou elle fait déjà partie du réseau reCIRCLE ? Consignées, lavables à la machine et de différentes formes (il en existe même pour les pizzas !), les boîtes facilement reconnaissables de cette organisation sont en effet proposées chez plus de 1800 partenaires en Suisse et 600 en Europe (voir la carte des partenaires). Identifiables grâce au label figurant sur leur porte ou leur site Internet, ces restaurants et take away collaborent ainsi concrètement à la formation d’une économie circulaire.

À Penthalaz, aucun commerce n’est, pour le moment, membre de ce système circulaire. La prochaine fois, parlons-en donc à notre commerçant·e afin qu’il ou elle contribue à réduire les déchets liés à la vente à l’emporter. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site web de reCIRCLE : https://www.recircle.ch/fr/. L’émission Une seule planète de la RTS s’est d’ailleurs intéressée il y a quelque temps à cette problématique et à reCIRCLE. C’est par ici ! Mais demander aux commerçant·e·s de nous servir directement dans notre propre contenant, ce que la plupart acceptent volontiers, est encore la meilleure initiative personnelle que nous puissions réaliser !

Remettre l’Arbre au milieu du village

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© Reinhold Möller

Le changement climatique s’est imposé brutalement dans nos vies cet été. La chaleur nous a rendu la vie dure dans nos maisons surchauffées, à moins que l’on ait opté pour de coûteux climatiseurs…

 …ou que l’on ait pu bénéficier d’un grand arbre à proximité !

Les appels se multiplient pour augmenter le nombre d’arbres dans notre espace bâti. « Posséder des forêts dans ses rues deviendra vital », dit même Rob Hopkins.

Planter des forêts dans nos quartiers ?

Concrètement, la proposition est de compter les arbres et la nature parmi les infrastructures essentielles, au même titre que les réseaux d’eau, d’électricité et les routes. Dans le même ordre d’idée, l’urbaniste suisse Regula Lüscher appelle à concevoir les lieux où nous habitons comme des réseaux insérés dans la nature.

C’est clair, les arbres réduisent la chaleur, stockent le CO2, constituent un refuge pour la biodiversité, mais aussi une protection lors de pluies torrentielles : il n’y a donc que des avantages !

Vraiment ? Quand on voit le nombre d’arbres morts ou malades au sortir de l’été 2022, on peut en douter.

C’est là qu’il faut écouter les savoir-faire bien de chez nous, comme la cancanière Pauline Guillemin, biologiste, qui a mené une étude sur l’arborisation de la Ville de Porrentruy  : planter, oui, mais pas n’importe quoi n’importe où.  En clair : remettre les arbres et la nature au milieu du village est nécessaire pour qu’il fasse bon vivre chez nous demain, mais pour ça, il nous faut nous retrousser les manches aujourd’hui !

Cette problématique vous tient à cœur ? Rejoignez le groupe de travail Biodiversité en écrivant à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Faites-nous part de vos remarques ou propositions dans la section « Commentaire » ci-dessous ou en nous écrivant un e-mail.

Le changement ? C’est maintenant !

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C’est le printemps, la saison idéale pour positiver!

Positiver? Alors que les crises se succèdent les unes aux autres? Comme si on n’en avait pas assez avec la catastrophe climatique, pandémie et tensions internationales se sont ajoutées, ne nous laissant aucun répit et fragilisant toujours plus nos certitudes.

Positiver? Pas simple, quand tous les efforts semblent vains. On le voit bien avec la guerre en Ukraine. Bien que nous voulions pratiquement toutes et tous qu’elle cesse au plus vite, nous n’arrêtons pas de financer l’effort de guerre russe en nous chauffant au gaz ou en utilisant nos voitures.

Dans ce contexte, peut-on vraiment croire au changement ?

De nombreuses initiatives cherchent des solutions par le biais de l’intelligence collective. Des ateliers sont organisés pour mettre en commun les savoirs, les envies et la créativité de chacun·e pour imaginer des solutions réalistes à mettre en œuvre localement.

En Suisse, des climathons ont régulièrement lieu. Plus près de chez nous, des ateliers de co-création ont été organisés dans le district de Morges en 2021 par la Maison de la Transition.

Pourquoi ne pas vous lancer vous aussi? C’est possible également à côté de chez vous: Demain Penthalaz propose en effet des ateliers de co-création le samedi 11 juin prochain, à 9h00, au Verger à Penthalaz. Ils seront suivis de l’Assemblée constitutive de l’association.